Interview d’Antonin, podcasteur de Nouvelle École : Travail et passion, un nouveau modèle de réussite ?

“ On n’est pas des machines, tout est une question d’équilibre et c’est ça le plus dur dans la vie.”

J’ai eu la chance d’interviewer Antonin Archer pour parler de ses différents projets, de sa vision du travail et bien évidemment, de lui.

Antonin est à l’origine de Nouvelle École, le podcast qui nous fait sortir des sentiers battus. Chaque semaine, il invite des personnalités inspirantes pour les faire parler d’elles et de leurs choix de vie.

Parmi ceux qui sont passés sous son micro, on compte des superstars de l’écosystème Startup comme Oussama Ammar (dont je parle à plusieurs reprises sur ce blog), Jean de La Rochebrochard, mais aussi des artistes super-créatifs comme Navo et des entrepreneurs comme Béatrice Moulin, co-founder de Switch Collective.

Antonin a le tempérament d’un entrepreneur, a mille idées à la minute qu’il teste pour beaucoup, à la recherche de ce qui le fait vibrer.

Il a soif d’apprendre, veut chaque jour être plus proche de ce qui a du sens pour lui et lit énormément. Il ose casser les codes pour tracer son propre chemin, à la recherche d’une vie où le travail ne sera bientôt que passion.

Le but d’Antonin est clair et transpire à travers Nouvelle École, trouver sa voie vers la passion, en s’inspirant de ceux qui ont réussi, habités par leurs projets.

Je voulais depuis longtemps faire un sujet sur la dé-culpabilisation et normaliser le fait de ne pas savoir immédiatement ce que l’on veut faire à la fin de ses études. Je ne pensais pas que ma rencontre avec Antonin en serait l’occasion, mais j’ai rencontré un personnage très inspirant pour vous partager ce message.

Lorsque l’on avance et que l’on arrive en fin d’études, on suit souvent une voie toute tracée. On ne fait que saisir les opportunités qui se présentent et on s’engage dans ce qui est pour beaucoup une fin en soi, le CDI. Reconnaissance sociale, autonomie financière et début d’une carrière qui représente le début d’une vie d’adulte.

Nombreux sont ceux qui se retrouvent dans ce modèle et s’y plaisent. Mais cela n’est plus une généralité pour notre nouvelle génération qui peine aujourd’hui de plus en plus à suivre ce chemin-là. Un chemin qui manque parfois cruellement de sens et crie l’ennuie. J’avais d’ailleurs trouvé un vrai message dans ce sens, dans le Podcast #5 de Nouvelle École, avec Béatrice Moulin, que je vous recommande d’écouter.

Antonin, lui, est poussé par cette question : « la vie d’adulte doit-elle automatiquement être chiante ? ».

Combien finissent leurs études sans savoir quoi faire ?

Ou choisissent un job faute de mieux, faute de savoir ce qui pourrait même être bon pour eux ?

Nombreux sont aussi ceux qui s’auto censurent et s’interdisent certaines opportunités, ne pensant pas être légitimes…

Mais le travail ne devrait-il pas être une passion ?

Le travail passion, Antonin met tout en oeuvre dans sa vie pour s’en approcher. Depuis deux ans (enfin, depuis toujours), cet inspirant hyperactif se cherche, son but ? “Je veux avoir de moins en moins l’impression de bosser dans ce que je fais tous les jours” me répond-il avec confiance.


🎙Alix de Bricourt : Sur ton site personnel, j’ai lu qu’en plus de Nouvelle Ecole, tu bossais en Freelance, qu’est-ce que tu fais ?

Antonin Archer : Ca dépend, parce que je change de carrière toutes les trois semaines (rire) … Mais depuis deux trois mois, j’aide des gens à écrire. Je propose différentes formules, parfois du Copywriting, mais moi ce que j’aime, c’est le semi-coaching. Par exemple j’aide des CEO, dont certains sont passés sur mon podcast. Ce sont des gens qui ont des visions, des valeurs, des messages importants à passer. Bref. Moi là où je les aide, c’est qu’ils n’ont pas le temps ou ne savent pas comment communiquer sur ces choses importantes.

J’y prends beaucoup de plaisir, c’est un travail qui n’existe pas vraiment, on va passer une après-midi à parler de ce qu’ils veulent et je n’avance jamais sans communiquer avec eux. Ce qui est top c’est que là j’ai une vraie synergie avec le Podcast : je les interviewe pendant l’après-midi qu’on va passer ensemble pour savoir ce qu’ils veulent dire, je vais leur poser des questions, sans vraiment savoir ce qui est le plus important pour eux etc. Suite à ça, on écrit, on structure ensemble et tada.

Après, Freelancer n’est pas mon projet de vie, je ne tiens pas tout particulièrement à continuer sur ce mode-là pour la suite. En gros j’ai fait HEC et j’ai appris à coder en faisant Le Wagon. J’avais l’impression que sans le code je pourrais jamais lancer mes projets, donc j’ai appris.

A partir de 2015, j’ai commencé à lancer divers projets entrepreneuriaux ou freelance qui ont pour la plupart bien raté. L’avantage du Freelance c’est que ça gagne assez bien sans te prendre 100 % de ton temps. Je codais des trucs, ou alors j’écrivais comme en ce moment, mais à l’époque je ne savais pas me vendre, je me mettais beaucoup de pression pour pleins de raisons différentes et par forcément les bonnes.

C’est à ce moment là que j’ai lancé Nouvelle École. Je pensais que je devais être entrepreneur pour m’accomplir alors en 2016, j’ai fini par monter une boite avec un pote. Mais je me suis retrouvé assez loin de ce qui avait du sens pour moi et je n’étais pas bien.  Donc il y a un 6 mois, j’ai quitté la boîte que j’avais montée et je me suis retrouvé en transition.

A ce moment précis, ma problématique c’était que je voulais prendre le temps de savoir ce que je voulais faire après.

J’ai décidé de continuer  Nouvelle École et de le faire à fond. C’est un projet qui a beaucoup de sens pour moi. Les personnes que j’invite chaque semaine ont un lien direct avec mes intérêts du moment, mes inspirations. Je choisis mes interlocuteurs selon vers où je vais.

Ce qui compte pour moi aujourd’hui c’est de faire des choses que j’aime bien et d’écrire.

D’ailleurs pour la suite je bosse sur différents projets, je ne veux pas trop en dire pour l’instant, mais je suis vraiment en train de décider ce que je vais faire après.

ADB : Tu fais partie de Mangrove, un mouvement qui rassemble une équipe de Freelancers passionnés de Tech, et d’entrepreneurs qui partagent les mêmes valeurs. Vous vous retrouvez, une fois par mois, dans un endroit “insolite” et vous bossez, ensemble. Est-ce que justement cet état d’esprit de tester pleins de choses comme tu le fais, c’est vraiment propre aux membres de Mangrove ?

AA : Je dirais plutôt que c’est pleins de profils très différents. Le but, c’est de donner aux gens la place, l’espace, pour se développer personnellement et se chercher. Ça donne tout un tas de personnes super talentueuses qui, dans le mouvement Mangrove, vont trouver des groupes de personnes qui sont un peu dans le même état d’esprit pour travailler et développer des projets ensemble. Le but c’est de créer un mode de vie dans lequel tu peux t’explorer pour trouver le chemin vers lequel tu veux vraiment aller.

ADB : Finalement, t’es sur pleins de trucs à la fois, mais comment tu arrives à t’organiser dans tous tes différents projets ?

AA : Bah j’ai pas vraiment l’impression de réussir justement (rire).  C’est compliqué pour moi de faire des leçons, je suis toujours en train de courir après les trucs que je dois faire. De l’extérieur je donne peut-être l’impression que j’arrive à prioriser, mais à l’intérieur c’est le Chaos.

Après, dans la vie il faut savoir distinguer les trucs urgents des trucs importants. Y’a toujours des trucs urgents donc si tu les suis tu ne fais rien, et les trucs importants passent facilement à la trappe par rapport aux trucs urgents : c’est ça l’erreur je pense.

Moi ce qui est important dans Nouvelle École c’est qu’il y ait un épisode qui sorte chaque semaine, le reste c’est du détail. 

Donc tant qu’il y a un épisode qui sort tous les lundis je survis :), c’est une vraie course effrénée mais c’est marrant. Et j’ai vraiment pas du tout l’impression de bosser pour Nouvelle École, pourtant je bosse comme un dingue, je me lève à des heures pas possible pour préparer mes entretiens si je n’ai pas eu le temps de les préparer en avance. Mais c’est méga fun et c’est pas du boulot.

Mon problème, c’est que j’arrive pas à faire un seul truc à la fois. Il y a des moments où je kill des projets et en fait paradoxalement, de nouveaux projets arrivent et ça recommence. J’ai le sentiment que j’ai fait de la place et du temps pour ce nouveau truc, et j’ai trop envie de me lancer dans d’autres trucs … Mais bon c’est mon tempérament aussi.

Mais pour répondre à  ta question à dix mille, pour moi, l’organisation c’est deux choses :

1) C’est vraiment une question de savoir distinguer ce qui est important et ce qui est urgent.

2) C’est savoir dire non et ça c’est hyper hyper dur. En fait, tu es toujours sollicité dans la vie, soit des potes, soit des projets, soit ta console en gros. Donc faut savoir dire non à des choses pour garder l’équilibre entre tout.

Moi je me gère de façon à faire passer l’important en premier, et le plus important c’est de faire sortir un épisode Nouvelle École par semaine, en plus de certaines choses par rapport à des trucs que j’écris. Ce sont mes deux priorités qui passeront toujours en premier.

Ça peut-être un peu chiant, quelquefois tu mets des faux plans et il faut avoir la force de dire bah non désolé là je ne peux pas. Égoïstement, il faut se dire “ça c’est important pour moi, et je vais donc y allouer mon temps”.

ADB : Est-ce que c’est pas difficile socialement de refuser les sollicitations et faire comprendre à tes potes tes priorités. Moi je sais que c’est quelque chose qui m’a beaucoup bloqué cette année, je bossais mon blog, mes articles et en coloc je culpabilisais toujours de refuser un verre, une sortie ou un dîner…

AA : Honnêtement non, je sors pas mal, j’ai pas l’impression de sacrifier quoi que ce soit socialement. J’ai vraiment besoin de contact social, je sors pas mal, je vois beaucoup de gens. J’adore être chez moi à faire qu’écrire, mais je pète vite un plomb.

Donc quand je passe deux jours à faire que ça je me dis “putain j’suis un boss, ça fait deux jours que je suis à fond, ça serait trop bien que je puisse faire ça tout les jours, j’écrirais un bouquin en 3 mois”. Mais en fait je pète un câble, n’importe quel soir arrive et j’ai la grosse FOMO, “c’est nul, ma vie est pourrie, j’ai pas d’amis”, et là forcément je sors.

Parallèlement, j’ai compris l’importance des gens que tu connais dans la vie, et Nouvelle École c’est aussi un peu un hack pour rencontrer des gens. Loic Le Meur dit bien ça dans le podcast, “la vie c’est vraiment des rencontres”. Les gens que tu connais et les gens que tu fréquentes ont une influence absolument énorme sur ce que tu vas faire dans ta vie, sur les opportunités que tu vas avoir.

Donc ouais, je pourrais travailler dans ma chambre comme un dingue à faire qu’écrire, mais à côté de ça, quand je vais passer du temps avec un pote, il va me donner une idée pour l’écriture puis ça va me créer une opportunité. Voilà pourquoi tu peux pas vivre en ermite.

Finalement, tout est une question d’équilibre honnêtement. C’est le plus dur dans la vie, et c’est ça la recherche je pense.

ADB : Dans tout ça, c’est quoi ta technique pour être super productif justement ?

AA : Parfois je vois des gens qui donnent vraiment l’impression d’exécuter comme des oufs et je me dis waouw, je suis vraiment loin de ça.

Typiquement, Nouvelle École, ça me prend la moitié de mon temps. Y’a tellement de trucs à faire, j’ai toujours l’impression d’être à l’arrache, et ça fait des mois que je veux mettre en place des choses. Les to do chez moi c’est juste un truc de culpabilisation, je sais que je les ferai jamais, mais ça me permet d’organiser ma pensée, et justement, de distinguer l’important de l’urgent.

Après, je suis un peu revenu de tous ces trucs de maximisation. J’étais un énorme fan de tous ces bouquins de self help, genre “Comment bosser 26h par jour”, “Getting things done” : j’ai tout, lu vraiment !

J’ai appliqué beaucoup de trucs franchement, par exemple avec “Miracle Morning” : je me suis levé à 5h00 du mat’ en buvant un verre d’eau, en écrivant des idées et en faisant 20 pompes ou du Yoga. Et en fait c’est cool de le faire pour se rendre compte que la vie c’est pas ça quoi. Le but c’est pas d’être des machines pour moi.

Même Jean de La Rochebrochard dans le Podcast #15, il dit qu’il s’organise comme une machine, mais pour pouvoir vivre comme un humain. Sachant que lui il a un boulot avec énormément d’input, donc il est obligé de s’organiser pour répondre à tous les mails qu’il reçoit. Moi non, moi je peux ne pas ouvrir mes e-mails, je peux mettre beaucoup de temps à répondre parce que je me dis c’est urgent, mais que ça n’est pas important.

Encore une fois, tout est une manière de distinguer l’important, l’urgent et de trouver un équilibre.

ADB : Quand on écoute tes podcasts, on se dit que ces vies et ces personnes sont vraiment incroyables. Il n’y a pas un moment où ça te décourage (rire) ?

AA : Je dirais que justement sur moi ça a plutôt l’effet inverse.J’aime bien les voir parce que déjà je les rencontre en chair et en os, et je me dis “en fait c’est juste des gens”.

Après, ça dépend de comment tu te sens dans ta vie.

Par exemple, je sais que quand j’interviewais Alexandre Dana y’a genre 1 an, dans le Podcast #08, j’étais vraiment pas bien dans ma vie. Ca se ressent peut-être pas dans l’interview parce que je fais mon truc et je suis content de le faire, j’adorais faire Nouvelle École.

Mais au moment où je lui dis, “tu doutes jamais sur le fait de monter ta boîte ?” et là il me répond “Non, jamais !”. Bon, à prendre avec des pincettes mais c’est vrai que sur le moment, quand il me dit ça, y’a mon coeur qui se décroche et qui tombe à 100 000 mètres.

Je suis à un moment où je doute, je sais pas si ce que je fais c’est ce que j’ai envie de faire, je suis en mode entrepreneuriat et c’est pas hyper marrant tout le temps. J’ai presque eu envie de pleurer. Donc ça dépend bien évidemment du mood dans lequel tu es.

Mais bon plus tu rencontres des gens de ouf, plus tu te dis que c’est juste des gens, c’est hyper libérateur et c’est ça qui est vraiment inspirant tu vois.

ADB : Tu l’explicite bien dans ton Podcast avec Maxime Braud, ton but c’est de réussir à t’amuser et faire ce que t’aime.

AA : Ouais, parce que c’est vachement vite fait d’oublier qu’en fait tu peux t’amuser. Quand t’es gosse tu t’amuses à fond tout le temps, tu te poses pas trop la question. Tu vois ces mecs qui deviennent des stars à 20 ans ? C’est parce qu’ils ont fait les trucs qu’ils aimaient faire quand ils étaient ado et ça a trop bien marché parce qu’ils ont continué, ils se sont jamais posé la question : “est-ce que c’est ma carrière ?”.

Quand tu commences à avoir la 20aine, à commencer les études, tu commences à te poser des questions “est-ce que c’est crédible ? Est-ce que c’est sérieux ? Est-ce que je vais gagner assez d’argent ?”. Et c’est là que tu peux vite oublier de faire juste les choses qui te plaisent. Tu te poses tellement de questions que tu te retrouves à faire des choses qui te correspondent pas tu vois.

Grâce à Nouvelle École, je me suis rapproché de ce constat que nous avons tous, enfants, des intérêts, et ceux qui réussissent sont ceux arrivent à se reconnecter avec ces intérêts. Les invités que je fais venir en ce moment sur le podcast, ça n’est pas un hasard, ça suit justement cette quête pour revenir à mes premiers intérêts : la musique, l’écriture …

Je pense que les choses sont assez simples finalement dans la vie, et que si tu t’amuses, c’est des signaux qui te paraissent peut-être débiles, mais qui sont super simples et efficaces. Moi c’est ça que je cherche, vraiment.

ADB : A quel moment est-ce que tu as justement eu ce déclic de te dire, cette voie toute tracée je n’en veux pas, ça n’est pas moi ?

AA : Je sais pas parce que quand j’ai décidé de prendre le temps de trouver ce que j’aime, je n’étais pas vraiment sur une voie toute tracée. Je venais de monter ma boîte, j’avais fait HEC … D’ailleurs HEC pour moi c’était un miracle ! A 20 ans je ne savais même pas ce que c’était et j’avais vaguement une idée de ce qu’était une école de commerce …

Cette voie toute tracée j’ai plutôt l’impression de l’avoir évitée depuis toujours. Quand j’avais 15-16 ans je faisais de la musique, à cette époque là je me disais “C’est mort, jamais je travaillerai”, il y avait chez moi une sorte de rejet de la société, qui était juste un manque de maturité je pense. Mais je faisais pas les bonnes choses, pas celles qui me faisaient du bien et me rendaient heureux, sans être sur une voie toute tracée.

ADB : Aujourd’hui, ce qui fait que tu kiffes autant, c’est que tu suis tes envies, tes passions. D’ailleurs, si nouvelle école marche autant c’est justement que tu te rapproches de tout ça, non ?!

AA : Maintenant je sais pas is je suis mes passions, il y a encore des tas de trucs que je fais pour les mauvaises raisons. Je fais Nouvelle École parce que j’aime bien, mais attention à pas faire Nouvelle École parce que je veux être connu.

J’essaye juste de me dire, “est-ce que ce que tu fais, c’est cohérent avec la personne que tu veux être”.

Ça Maxime Braud en parle dans son podcast:

“Est-ce que, ce que tu fais 90 % de ton temps, c’est la personne que tu veux être ?”.

Comme je te l’ai dit au début, à un moment j’ai vraiment eu le sentiment d’être désaligné, pourtant j’avais vraiment l’impression de faire tout ce que j’avais toujours voulu faire.

ADB : Un conseil à donner à ceux qui ne savent pas où aller ?

AA : Je n’ai pas de solution miracle mais y’a deux choses :

  • Testez des choses que vous aimez où qui vous donnent envie. Si vous n’avez pas d’idée, rapprochez-vous de vos premiers intérêts. Récemment j’ai suivi  étape par étape le livre “The Artist Way”, de Julia Cameron. C’est un livre super bien fait qui nous reconnecte avec notre créativité, notamment celle que nous avions naturellement enfant.
  • Si vous avez une passion, c’est une chance, suivez là où revenez-y, lancez-vous, foncez.

ADB : Pour finir, est-ce que tu as des podcasts à nous conseiller ?

AA : Yes, j’aime beaucoup celui de James Altucher, qui m’a bien inspiré pour lancer Nouvelle Ecole. Celui de Tim Ferris est intéressant aussi.


Déculpabilisez !

J’entends trop souvent des personnes tétanisées parce qu’elles ne savent pas ce qu’elles veulent faire après leurs études. J’échange aussi avec d’autres qui font l’autruche et avouent se diriger vers une voie qui ne leur convient pas. Antonin est inspirant parce qu’il n’a pas honte de ça, et qu’il teste en poussant pleins de projets, en quête d’éclate !

Être mis dans des cases, ça ne convient pas à tout le monde.

Finalement, prendre le temps de cette remise en question c’est le début d’une vie où vous faites des choix pour vous.

Prenez du temps pour vous chercher et soyez à l’écoute de vos envies, de vos freins et de votre introspection. Aucun livre des records n’enregistre les noms des premières personnes à trouver un taff.

Faites une pause dans votre course aux candidatures, mais restez actifs et donnez vous les moyens pour vous diriger vers ce qui vous plaît le plus : lisez, networkez, testez, allez à des Meetups.

Une idée ? Un projet ? Une envie ? Ecoutez-vous et lancez-vous.

C’est en suivant ce cheminement que les opportunités qui s’offriront à vous vous correspondront. Ça ne sera pas tous les jours facile et même si la route peut parfois sembler longue, elle en vaut la peine.


🚀 Et vous, des livres à conseiller pour trouver sa voie ?

Quelles sont les freins que vous rencontrez pour vous lancer dans votre passion ?

Racontez moi votre histoire en commentaire ou écrivez-moi !


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